L’objectif de ce billet est de recenser quelques faux-pas assez courants lorsque l’on souhaite promouvoir son activité indépendante (en traduction ou dans d’autres secteurs). Si vous avez d’autres suggestions, vos commentaires sont les bienvenus !

Être introuvable sur Internet

Personne n’est obligé d’avoir un site web, un profil Facebook, un compte Twitter, un blog, un profil Viadeo et un profil LinkedIn pour promouvoir son activité, c’est vrai. Certains d’entre nous sont plus à l’aise avec les réseaux sociaux et professionnels et d’autres moins.

Pour ma part, je suis toujours étonnée (voire méfiante) lorsque je ne trouve absolument aucune information sur un confrère ou un client potentiel. En 2013, alors que le métier de traducteur s’exerce en très grande partie grâce à des échanges électroniques, j’ai du mal à concevoir que l’on puisse se passer de ces outils marketing, aussi basiques soient-ils.

Récemment, un confrère m’a demandé, alors que mes journées sont déjà bien remplies, pourquoi j’avais un site web et une activité intense sur les réseaux sociaux. J’ai eu du mal à lui répondre sur le coup, mais en y réflechissant, cela me semble assez clair : je ne souhaite pas attirer davantage de clients, mais trouver de meilleurs clients (projets plus intéressants, meilleurs tarifs, relations à plus long terme), là est toute la nuance.

Les réseaux sociaux plus « instantanés » comme Facebook et Twitter représentent aussi pour moi une sorte de « machine à café » virtuelle (même si je ne bois que du thé !), qui permet de nouer des relations avec des collègues : on finit d’ailleurs souvent par les rencontrer en chair et en os lors de conférences ou de rencontres professionnelles.

Indiquer partout son statut juridique

Personnellement, je ne vois pas l’intérêt d’indiquer, sur son site internet ou sur les réseaux sociaux, que l’on est « auto-entrepreneur », « en portage salarial », etc.

Pourquoi ? Comme l’avait très bien écrit Ma Voisine Millionnaire, auto-entrepreneur n’est pas un métier. C’est un régime fiscal et social particulier pour les travailleurs indépendants, point. S’en prévaloir lorsque l’on se présente n’est pas une bonne idée pour au moins deux raisons :

  • Cela peut donner une image d’activité d’appoint (l’objectif initial de la création de ce régime), ce qui peut vous faire perdre votre crédibilité et donner l’impression que vous manquez de professionnalisme.
  • Si vous l’indiquez partout, comme unique argument marketing, cela donne aussi l’impression que vous ne vous battez que sur le critère prix : « je suis auto-entrepreneur, je paie moins de cotisations, donc je peux vous proposer des tarifs plus bas et en plus, vous n’aurez pas de TVA à payer ».

Pour être crédible auprès de clients sérieux, je crois que ça n’est vraiment pas une bonne idée. Vos clients n’ont pas à savoir quel est votre taux de cotisations sociales ou si vous pouvez déduire vos frais professionnels : c’est votre cuisine interne.

 

Quelles autres erreurs avez-vous déjà faites et/ou constaté ? Quelles sont vos recommandations pour les éviter ?