Pour nombre de lecteurs de ce blog, cet article tombera sous le sens. Membre de plusieurs forums de discussion sur la traduction et le métier de traducteur, je me suis dit qu’il pourrait être utile de regrouper ici quelques conseils de bon sens pour éviter les problèmes de paiement et les arnaques qui visent en particulier les traducteurs.

Le très récent podcast « Ensuring payment for your translation services » publié sur le site Marketing Tips for Translators m’a également donné l’idée de cet article (voir également les liens indiqués, qui renvoient vers des ressources complémentaires).

Pour les agences de traduction, il est possible de faire une recherche rapide sur certains sites ou forums existants :

  • La liste Yahoo! WorldPaymentPracticesFree (WPPF)
  • Le BlueBoard (BB) de ProZ.com. Je considère que le BB ne porte que sur les pratiques de paiement et pas sur les tarifs. En effet, des notes négatives en disent très long, alors que des notes positives ne veulent pas toujours dire grand-chose. Il n’est d’ailleurs pas nécessaire d’avoir un abonnement payant pour accéder au BlueBoard. Il est possible de « payer »  en points BrowniZ, qui peuvent être obtenus en répondant aux sondages figurant en page d’accueil.
  • Le site Payment Practices. À mon sens, il s’agit de l’outil le plus utile. L’abonnement annuel est modique, et les membres de différentes associations professionnelles bénéficient d’une réduction. On peut consulter les fiches existantes, formuler une demande ou répondre à des demandes déposées par d’autres personnes.
  • Pour les germanistes, le groupe Yahoo! Zahlungspraxis.
  • Bien sûr, il est également conseillé de solliciter les collègues membres de vos associations professionnelles, via les forums ou listes de diffusion. Dans la plupart des cas, vous obtiendrez une réponse rapide qui confirmera ou non l’authenticité de la demande.

Si l’on craint d’être face à une arnaque pure et simple, quelques moyens permettent de le vérifier :

Enfin, quelques conseils préventifs :

  • Éviter de déposer son CV à télécharger sur Internet. Certains fraudeurs n’auront aucun scrupule à l’utiliser en remplaçant simplement l’adresse e-mail.
  • En cas de doute vis-à-vis d’un client potentiel, on pourra aussi demander un règlement intégral par Paypal ou par virement bancaire avant de commencer le projet. Si le client est de bonne foi, il acceptera sans trop de difficultés. Nombre de traducteurs assermentés procèdent ainsi avec leurs clients particuliers.
  • Éviter les règlements par chèque de clients n’ayant pas pignon sur rue, ou de clients étrangers. En cas de fraude, le « client » vous enverra un chèque supérieur au montant de la facture et prétextera une erreur en demandant le remboursement du trop-perçu. Compte tenu des délais d’encaissement des chèques étrangers, vous risquez d’apprendre trop tard que le chèque était sans provision.
  • Refuser les paiements par traveller chèques. Ce mode de paiement n’est quasiment plus utilisé, même par les touristes, et doit mettre la puce à l’oreille. L’arnaque fonctionne sur le même principe  : les chèques sont faux, mais vous risquez de vous en rendre compte trop tard.